90 secondes. 1 émotion. Les detracteurs raton reveur blog

Il y aura toujours des détracteurs.

Toujours. Tout le temps. Mais tu peux décider de faire avec.

Il est fourbe et insidieux, le détracteur.

Il s’immisce un peu sournoisement dans ta vie sans que tu t’en rendes compte. Et un matin, ça y est. Il est complètement installé dans ta tête. Et tu te demandes  » Mais qu’est-ce que Machin va encore pouvoir me dire aujourd’hui ? »,  » Je suis sûre que Machine aurait pensé ça »,  » Si c’était Trucmuche, ça lui serait pas arrivé ». Et toute la litanie qui va avec.

Je suis nulle. Je suis pas douée. Je prends trop de place. Je n’y arriverai jamais.

Tout ça parce qu’un jour, quelqu’un a décidé de te juger à voix haute et que tu as récupéré cette pensée pour la faire tourner en boucle dans ta tête.

C’est peut-être le camarade classe qui s’est moqué de ta nouvelle coupe de cheveux, ton collègue qui a voulu faire une blague pas drôle sur le véganisme, la vendeuse de la boutique qui a dit qu’elle n’avait pas de vêtements à ta taille, la personne de la vraie vie qui est tombée sur ta chaîne YouTube et qui t’a donné des commentaires de haters en face à face.

Tout le monde peut-être un détracteur. Même les gens que tu ne soupçonnes pas. Ce ou cette pote si gentil.le que tu aimes tellement mais auquel tu ne peux pas t’empêcher de te comparer. Cette personne a qui tu aimerais tellement pouvoir ressembler à cause de son style, de son charisme, de sa vie qui semble être tellement mieux que la tienne.

En fait, si le détracteur peut être tout le monde, ce n’est peut-être aussi personne à la fois.

Parce que quand tu rentres chez toi le soir, personne n’est à coté de toi pour continuer à te lancer des piques. Quand tu te retournes dans ton lit en pensant à Machin ou Machine, ils ne sont pas là avec toi. La seule personne présente dans la pièce, c’est toi-même.

Le détracteur est dans ta tête. Le détracteur a l’importance que tu veux lui accorder.

On peut même dire que le détracteur n’existe pas.

Oui, tu peux vivre des moments difficiles au quotidien avec des gens un peu nuls qui veulent te pourrir la vie. Mais quand ils ne sont plus en train de te parler, tu as le choix d’arrêter de te pourir la vie tout.e seul.e en pensant à eux.

Tout ce temps que tu penses à te ressasser ce qu’ils t’ont dit, c’est du temps que tu passes toi même à te faire du mal.

Pendant mon cours d’approche émotivo-rationnelle cet été, j’ai appris qu’une émotion, quelle qu’elle soit, ne peut durer que 90 secondes.

90 secondes pendant lesquelles ton corps réagit physiquement.

Le rouge te monte aux joues, tu as le coeur qui bat plus fort, une boule dans la gorge, une sensation de chaud, peu importe. Mais au bout de 90 secondes, le signal qui passe dans ton cerveau s’est dissipé. Si le “danger” s’est écarté, tu es programmé pour faire comme les chevreuils qui viennent de voir un loup. Courir loin, trembler très fort pour évacuer ton stress puis reprendre ta vie normalement.

Le chevreuil, ne repense pas au loup.

Il ne se parle pas au conditionnel “ Et si le loup m’avait mangé ?”, “ Et si j’avais plutôt fait ça ?”. Toi, moi, nous tous, dans nos têtes, on ressasse. Et on nourrit cette émotion. On la fait vivre même lorsque le danger s’est écarté.

Alors je ne sais pas toi, mais moi, j’ai envie de penser posément devant chaque personne qui m’embête : “ Cher détracteur. Je te trouve relou.e et là tout de suite tu me donnes envie de (te vomir dessus / hurler très fort / te frapper/ fondre en larmes / insère ce que tu veux). Mais comme ce n’est pas socialement acceptable, je ne vais rien faire. Je vais juste respirer un grand coup et compter jusqu’à 90 dans ma tête. Puis décider de faire comme les chevreuils.

T’oublier. Et vivre ma vie. “

 

Et toi doux raton ? Comment tu réagis face aux détracteurs ? – je sais pas toi mais moi ce mot me fait penser aux détraqueurs de Harry Potter et je trouve ça drôle -.

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