raton reveur blog cher pote omni

Doux raton, quand tu vires végane, tu te trouves souvent confrontés un cas de figure. Tu deviens le référent de tout un tas de gens en matière de « bouffe healthy – warriorisme environnementale – et moult blabla ».

Je n’ai rien contre les gens qui font des efforts.

Ceux qui limitent leur consommation de viande rouge. Ceux qui disent qu’ils ont commencé à privillégier la viande bio. Ou ceux qui ne veulent plus manger de bébés animaux. Mais dans la vraie vie, ça m’agace qu’on vienne me voir pour m’en parler.

Un peu comme un enfant qui te tire par la manche pour dire « Regarde mon dessin. »

Alors que, ce dessin, avec tout l’amour et la bonne volonté possible, n’est qu’un brouillon très moche et pas fini.

Ca me fait a peu près le même effet quand des gens viennent me voir pour me montrer leurs micro-pas.

Je suis végane pour l’éthique.

Pour être à l’aise avec ma propre conscience et me dire que je fais tout ce que je peux pour épargner la vie d’être sensibles. Je suis végane parce que milles études ont prouvées que non, il n’y a pas besoin de manger de la viande pour être en bonne santé. Je suis végane parce que tout le monde sait que les animaux ne veulent pas mourrir. Je suis aussi accessoirement végane parce que manger des viandes ou du lait relève d’un non sens écologique sans nom. Et que ce sont souvent des choses bourrées de machins qui font peur pour la santé.

Je ne suis pas végane pour distribuer des bons points. Désolée.

Et pourtant, je sais que les gens sont souvent plein de bonne volonté. On s’intéresse au véganisme avec une curiosité sincère. On se demande pourquoi et surtout comment. On ne se rend pas compte que la personne en face a peut être autre chose à faire là tout de suite que de répéter la sempiternelle conversation avec un omni.

Parce que les conversations avec les omnis sont toutes les mêmes.

Elles se recoupent aux mêmes endroits. Sur les mêmes arguments. Elles déballent les mêmes faits. Elles sont répétitives. Lassantes. Epuisantes.

J’aimerai être la végane sympa qui a toujours le sourire.

Celle qui fait des gâteaux à la carotte et qui en distribue à ses collègues en applaudissant le fait qu’ils aient préparés une salade de quinoa à la place d’un poulet frites. Sauf que dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas comme ça. Dans la vraie vie, je suis désolée d’être végane au quotidien. Et j’en ai parfois marre d’être un étendard de la cause.

Avant de poser une question à un.e végane, demande-toi ?

  • Puis-je trouver cette réponse ailleurs ?
  • Dans quelle mesure ma question est suffisamment personnalisée pour que je m’adresse à  cette personne en particulier ?
  • Ai-je envie d’entendre la réponse qu’on va me donner ?

Et avant d’expliquer à ton/ta pote végane à quel point tu te sens mieux depuis que tu ne manges que les poulets fermiers de ta grand-mère et que tu achètes du fromage  chez le fromager. Demande-toi :

  • Est-ce que ton/ta pote en a quelque chose à faire ?
  • Est-ce que tu recherches un « bravo » ?
  • Est-ce que tu es à l’aise avec ta conscience ?

Ton/ta pote ne va pas te dire bravo. Tu tues toujours des gens. Tu manges toujours des gens morts. Tu détruits toujours la planète. Tu le fais un petit peu moins. Mais tu le fais toujours. On ne peut pas te dire un vrai bravo.

Mais on ne peut pas non plus  te dire que tu tu tues, manges des gens et détruits la planète. Sinon on passe pour des extrémistes sans coeur.

Alors on ne dit rien.

Si tu te poses encore des questions sur le véganisme, va checker les super ressources proprosées par Anonymous For The Voiceless. Merci. 

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