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J’ai toujours eu du mal avec la musique. Tu sais, du genre à être ce genre de fille qui bafouille en regardant ses pieds quand on lui demande  » Et toi t’écoute quoi ? »

La musique, c’est quelque chose d’assez intime et complexe. Le genre de chose qui te permet de te créer un univers à toi, un cocon. Je ne sais pas à quel point je me suis déjà sentie mal à l’idée de révéler mes morceaux préférés du moment à quelqu’un qui se contenterait de hausser les sourcils d’un air dédaigneux en mode  » Ah. T’écoute ça. »

Mais une amie Instagrammeuse m’a fait remarquer qu’il ne fallait pas avoir honte de la musique qu’on écoute. Alors je te présente les titres que j’écoute en boucle sur ma Playlist doux raton. Parce que s’assumer c’est déjà s’aimer.

Les chansons de ma rupture

J’ai rompu. Douloureusement. Difficilement. Mais j’ai rompu. Un peu poussée par la vie. Un peu sans décider. J’ai énormément pleuré. Mais c’est bon, c’est fait. En Australie, je suis tombée amoureuse, avec toute la candeur des adolescents naïfs qui ne s’attendaient pas à vivre des déchirures de fin d’Erasmus. L’Australie, c’est littéralement le bout du monde. Et il nous fallut beaucoup de temps, de larmes et de frustrations pour en arriver à la conclusion que c’était peut-être ça grandir. Comprendre que « sometimes love happens at the right moment at the right place then disappear ».

J’ai l’impression que ma rupture ressemble à un marshmallow géant dans lequel on se noie.

Dernier métro – Island Zizhi Remix

Ce remix ressemble à une boum de collège. Si on ferme les yeux on peut voir la boule à facette et la lumière un peu violacée qui se reflète à travers les verres en plastique. Ne me prend pas pour ce que je ne suis pas, j’ai jamais été invitée aux boums du collège parce que j’étais pas assez cool kid. Mais si j’en imagine une, elle ressemble à ça.

Du coup, le remix de dernier métro c’est une boum un peu niaiseuse et plus adulte. C’est de la musique lente qui rampe sur elle-même. Et qui te donne envie de te blottir dans les bras d’un pull trop grand pour toi des soirées douces des bons potes, sans alcools. Des rencontres faites au hasard dans les rues. Les regards ephémères et renoncés. Les pourquoi pas et les non mercis. Se concentrer sur un seul objectif.   » J’me casse de ta soirée un peu énervée, j’entends le drum & basse depuis l’escalier, franchement c’est chaud, j’te surprend te pécho mais là j’ai qu’un seul objectif c’est le dernier métro. » / « Mon coeur va bientôt lâcher si je continue, c’est tellement abusé ce froid dans la rue. Un type m’accoste me propose du spliff mais là j’ai qu’un seul objectif c’est le dernier métro.  » /  » Arrivée à la station une fille court aussi, comme elle est plutôt jolie je l’attrape et je lui dis si on l’a pas c’est pas grave on partage un taxi. Mais son seul objectif c’est le dernier métro. »

 

Je pars à l’autre bout du monde – Beyries

Cette chanson est tellement niaiseuse que j’ai presque honte de l’écouter. Mais je suis tombée dessus et je l’écoute en boucle, c’est plus fort que moi. Les paroles sont pleines de mélasses trop sucrées avec une voix traînante et charnelle de matinées en pyjama-lingerie et des voilages aux rideaux comme dans les pubs de parfums.

Elle sent les affaires qu’on remet en vrac dans son sac avant de refaire la route. Les baisers qu’on laisse sur des lèvres et les étreintes des « au revoir ».  «  Je pars à l’autre bout du monde sentir le vent et les marées. Voir si la terre est vraiment ronde et qui habite de l’autre côté. Je pars à l’autre bout du monde toute seule à bord de mon voilier et si la terre est vraiment ronde je reviendrai pour te chercher. » /  » Je partirai à l’aventure avec mon bagage de courage. Je m’enfouirai dans la nature ou dans les mythes des grands naufrages. »

What is Love? (From Rio 2)

C’est la chanson que j’ai écoutée en boucle en sortant de l’avion à mon retour sur Paris. Les larmes dans les yeux et un sourire aux lèvres. Se forcer à sourire, rêver de Rio, rêver de Rio à danser tous les jours dans des pas de flamenco improvisés au soleil. Se réveiller les yeux plein d’amour, attraper un fruit, courir dans les rues, rire aux éclats à deux. Etre des morceaux de soleil. Et je me suis accrochée à mon rêve. Encore. Encore. Dans les métros tous gris. Au milieu des gens qui courent en faisant la tronche. Dans le froid et l’odeur de cigarette. A se dire qu’on pourrait se réveiller là bas.  » What is love if it’s not with you ? I know when you’re alone you feel it too. Listen to me darling, I wake up every morning thinking about the way you feel. » //  » I wonder if you know it, what good is this party if you’re not around ? » //  » What’s this song if you can’t hear it to ? I can’t imagine dancing without you » « 

Oublie-moi – The Pirouettes

Ma pote @plantbased_zoe vit une rupture aussi. Et cette chanson m’a parue comme une évidence quand elle me l’a rappelée. C’est des émotions contraire, l’envie de se laisser couler quelque part et savoir qu’il faut se bouger quand même. C’est les SMS qu’on envoit qui se contredisent eux-même. Ca donne envie de se réveiller et traîner en culotte en mangeant des tortillas et de regarder une fenêtre pleine de pluie en pleurant. Etre quelque part dans les années 90 avec des fringues trop flashy et des walkmans.  » Moi j’ai passé mon weekend à regarder la télé,  zapper sur les toutes les chaînes. Tout ça pour oublier que tu m’avais laissé tomber un peu plus tôt dans la semaine. » « Regarder la télé, nager jusqu’à la bouée, faire toute sorte de choses pour ne plus y penser. »  » Oublie moi. Oublie moi pas. Quand tu m’as dit ça, ça à fait comme un coup de poing. Toi et moi dans ma tête ça fonctionnait bien. »

Et pour la route, je me sens presque obligée de te donner une vidéo que Créer Demain m’a conseillée et qui m’a émue aux larmes. Les ruptures c’est pas marrant. Et c’est beau pourtant.

 

 

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