L’avantage du confinement, c’est que je prends le temps d’écrire ici. Ce blog ressemble à un vieux carnet plein de poussière qu’on aurait laissé dans un grenier. Je souffle parfois dessus et je griffonne sur quelques pages. Puis je l’oublie.

Je ne te parlerai pas du confinement ici. Du courage que je n’ai pas, que je n’ai plus. De la sensation de désespérance qui s’éveille de jour en jour. Du manque de contact humain. Des recoins de mon 20m2 parisien. Je ne t’en parlerai pas. En revanche, je te parlerai d’un des sentiments qu’il a réveillé en moi :

Etre une meuf bonne.

Le confinement m’a replongé dans des souvenirs d’ado. Tu sais, là où le temps passe sans pression mais très lentement. Où tu voudrais faire plein de choses mais où tu n’es pas libre. Où tu te retrouves facilement à buller devant ton PC et rêver ta vie. (je suis aussi à deux doigts de réinstaller les Sims. C’est pour te dire.)

Cette langueur adolescente est venue raisonné droit dans le mille de mon principal objectif de l’année : être une meuf bonne.

C’est ridicule. C’est superficiel. Je me débats avec avec un peu de honte. Et pourtant, à chaque cercle de lune, je reviens avec l’intention posée sur la table « Je veux être une meuf bonne et avoir le monde à mes pieds. »

Peut-on être à la fois grand mère feuillage et Mlle Bonnasse ?

C’est la question avec laquelle je me suis prise la tête pendant de nombreux mois. A force de se déconstruire, tu finis par laisser de côté une bonne partie des diktats imposés au corps féminin. Mais pourquoi vouloir rentrer à nouveau dedans ? Pourquoi tu veux te maquiller alors que ce n’est pas nécessaire ? Pourquoi tu veux porter de la jolie lingerie ? Pourquoi tu veux te faire des soins du visage dans des spas de luxe alors que tu pourrais juste te tartiner la tronche de vinaigre de cidre en mode yolo ?

En fait, il n’y a pas de réponse. Peut-être que la seule réponse c’est : parce que j’ai envie.

Et ça a tout changé. Se dire « Parce que j’ai envie. »

J’ai envie parce que ça vient de moi. Ca ne vient pas de mes parents, pas de mon mec, pas de mes amis. Ca ne vient pas de mon entourage qui m’aime déjà comme je suis. Je n’ai besoin de me faire accepter nulle part. J’ai juste envie de me rouler dans l’archétype d’aphrodite. Parce que ça me fait kiffer. Et c’est déjà bien assez.

Les déconstructions sont-elles de nouvelles injonctions ?

Une fille qui s’assume au naturel, elle ne se maquille pas. Une fille alignée et bien dans son corps n’a pas à aller draguer du garçon pour se prouver des choses.

Grand-mère feuillage, est au dessus des apparences physiques. C’est une nana qui vit au fond des bois, en faisant des tisanes et des décoctions de plantes et en parlant aux écureuils. Elle vient dispenser sa sagesse aux femmes qui viennent la voir et le reste du temps, elle fait du tricot.

Mais en vrai, grand-mère feuillage, à la nuit tombée, elle ne pourrait pas se mettre des bas résilles, des smokey eyes de fous furieux et danser dans les lacs jusqu’au bout de la nuit ?

On t’assigne parfois une injonction à la pureté. Sagesse, alignement = pureté. Lisse, lisse, comme le fond de l’eau.

Tu es granulaire

Tu peux avoir envie de faire ce que tu veux, comme tu le veux. Fais-toi plaisir. Tu peux kiffer être en mode no poo pour laisser respirer tes cheveux mais adorer cette petite mousse coiffante parfum monoï parce qu’elle te fait sourire. Un jour tu vas mourir. Ce jour là, personne ne te donnera une petite médaille spéciale pureté. Tu as le droit d’être sexy au quotidien si ça te fait kiffer. Parce que tu le fais pour toi, en fait, et c’est bien l’essentiel.

Mes résolutions sexy du mois :

  • Prendre soin de ma peau. J’avais lâché l’affaire de ma peau depuis longtemps en mode « elle vit sa meilleure vie au naturel » mais j’atteins un stade où je veux avoir le jolie teint des magazines et l’aider un peu. J’ai demandé à Nino, ma meilleure amie experte en Clean Beauty de me faire une routine rituel de soin avec des molécules spécifiques pour éradiquer les tâches.
  • Apprendre à me maquiller. Je n’ai jamais su me maquiller. Et je n’ai jamais essayé. Tout cet univers me fait peur. J’ai découvert La Palette d’Alex et je suis tombée amoureuse de ses cours de maquillage pour débutant. Elle y va pas à pas, étapes par étapes. Prends le temps de t’expliquer les pinceaux dont tu as besoin, la colorimétrie et tout pour te permettre d’apprivoiser cet univers.
  • Acheter un body canon. Autant j’ai fais de grands bonds dans mon look grâce à mon relooking avec Lucie Lebas, autant je n’ai pas fait d’achat plaisir depuis un bon moment. Les bodys, c’est toujours le truc fourbe que tu surkiffes mais que tu ne mets pas souvent et qui peut te faire hésiter à investir. J’hésite entre le Liz de Maison Louve et le Léa de Bordelle.co

 

Je ne sais pas bien si je vais réussir à tenir ces bonnes résolutions. Souvent mon coeur balance entre le monde de grand-mère feuillage et celui des jolies choses. Tu ressens ça aussi parfois ?

Share: