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Quand j’étais plus jeune, j’étais comme tout le monde : les entretiens d’embauche me stressaient. Je n’en dormais pas de la nuit, j’avais des sueurs froides et le coeur qui tambourine. La perspective de parler au téléphone me rendait malade et celle de devoir me déplacer jusqu’au siège d’une entreprise me faisait flageoler sur mes jambes comme un chevreuil craintif. J’avais peur.

Mais ça, c’était avant. Si tu te reconnais dans ma description doux raton, je te donne mes astuces pour approcher les recrutements simplement.

C’est en lisant le dernier article de La Boutonneuse et après avoir passé plusieurs mois à secouer le monde entier à la recherche du stage idéal que je reviens vers toi avec des conseils pour passer des entretiens.

Je ne suis pas une experte en recrutement. Mais quand je me revois ado et que je me rends compte que maintenant, j’ai suffisamment d’assurance pour avoir toutes les missions de freelance auxquelles je postule, je me dis qu’il y a eu du chemin parcouru.

Mes conseils valent ce qu’ils valent. Peut-être ne te sentiras pas du tout concerné par eux. Mais je t’encourage vivement à prendre du recul si tu as tendance à dramatiser les entretiens. Tant que tu es sérieuxe et sûr.e de tes compétences, un entretien n’est jamais qu’un entretien. Il n’y a aucune raison d’en faire une source de stress prédominante.

Souviens-toi de ta valeur

Si, d’aventure, une entreprise ne te prenait pas, ce n’est pas grave. Arrête de te dire « C’est ma faute. Je n’aurai jamais dû postuler. Evidemment que je n’avais pas les compétences pour. C’était nul. J’étais nul. » Change ton mindset tout de suite. Tout de suite. Et quitte à paraître pédant, répètes-toi dans ta tête :  » Ha. Bah c’est dommage. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent et passent à côté d’un jeune talent. Tant pis pour eux. »

Je ne te dis pas d’avoir les mollets qui gonflent. Je te dis de booster ton égo un peu. Ton inconscient est très bien fait et il déteste de faire avoir tort. Alors si tu te répètes que tu étais nul et que tu n’aurais jamais dû postuler, ton inconscient comprend : « Moi = nul. Moi  = devoir arrêter postuler. » La confiance en soi est facile à détruire. Surtout si tu l’auto-sabotes à grands coups de pieds tout.e seul.e dans ta tête.

Pose des questions en « Comment »

Sois proactif. Arrête de poser des questions en « Pourquoi », mais interroge plutôt le moyen et demande « Comment ». « Comment se passe la gestion de projet dans l’entreprise ? Comment est cadré l’intégration à la vie de l’équipe ? « . Permet à ton interlocuteur de se projeter avec toi. Et pose toutes les questions que tu veux.

Face à un mail de refus, tu peux demander « Comment puis-je faire pour que ma candidature soit retenue la prochaine fois ? » Et si tu n’as pas de réponse, rien ne t’empêche de tracker ton recruteur sur LinkedIn et de lui reposer la question pour insister.

Prends le lead

Viens en entretien avec tes propres questions. Tu es autant en train de chercher une entreprise qui te correspond que la boîte pour laquelle tu postules cherche un talent. Tu as le choix. Répète-le, encore et encore. Même si tu as l’impression d’être stressé et de vouloir absolument ce poste, tu as toujours le choix. Si ce n’est pas celui-ci, ce sera un autre. Et l’entreprise doit te plaire.

Prends le lead avec des questions pour mieux comprendre les process internes  » Selon-vous, quelle est votre valeur ajoutée par rapport à vos concurrents ? », « Comment voyez-vous le futur de l’entreprise dans 3 ans ? », « A titre personnel, qu’avez-vous appris dans votre carrière professionnelle depuis que vous travaillez chez X  »

Fais des entretiens pour faire des entretiens

C’est en forgeant qu’on devient forgeron. C’est en faisant des entretiens qu’on devient plus à l’aise. J’étais une ado très très timide. Et je pense que j’ai acquis ma capacité à être à l’aise à des entretiens après avoir frappé désespérément à toutes les portes. Comme un cheval qui rue. On se dit forcément qu’une porte finira par s’ouvrir. J’ai passé environ 1 an à faire des entretiens, juste pour faire des entretiens. Sans avoir vraiment l’intention d’accepter un poste.

Et si au début, je bégayais et j’étais mal à l’aise, au bout du dixième, j’étais détendue. Les questions se ressemblent plus ou moins toutes. Et surtout, on comprend que le recruteur derrière est humain. Il cherche juste un talent qui match avec l’entreprise.

Sortir de sa zone de confort

Plus tu iras loin dans ta zone de confort, plus tu seras paré à vivre des situations différentes. Faire un entretien dans ta deuxième langue étrangère. Ou ta troisième langue étrangère (cours d’espagnol ou d’allemand du lycée, braves amours). Faire un entretien dans un aéroport. Faire un entretien dans la rue. Faire un entretien à 5h du matin. Faire un entretien. Juste faire un entretien.

Tu peux te conditionner à être à l’aise absolument n’importe où. Et ça te permettra de reprendre le contrôle de ta vie professionnelle. Souviens-toi que tu peux le faire, toujours.

Et toi ? Les entretiens ? Un facteur de stress ?

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